Les nuits parisiennes @ Hotel de ville

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La nouvelle exposition de l’hôtel de ville rend hommage aux nuits parisiennes. Avec un sous-titre  « du Palais-Royal au Palace », le parcours se veut historique et permet d’appréhender la capitale selon les époques. L’avance technologique de Paris en terme d’éclairage public à partir du XIXème (réverbères à huile puis à gaz et enfin électriques dès 1900) a permis à la métropole d’être surnommée Ville Lumière. L’utilisation du néon va se propager dès 1910 et sera particulièrement utilisé par les lieux de divertissement pour attirer la foule noctambule. Le travail de nuit est évoqué : on apprend qu’à la Belle Epoque, deux à trois millions de personnes travaillent de façon nocturne (contre 600 000 aujourd’hui) dans les tavernes, cafés, transports, lieux de spectacles mais aussi dans les maisons closes. La faune de l’époque côtoie dans les bas-fonds les apaches, les filles de joie et autres mauvais garçons.

La seconde partie de l’exposition retrace d’un point de vue chronologique différents lieux de fête parisiens : le Palais-Royal de l’époque Montesquieu, les bals populaires, les cafés concerts et music-halls de Pigalle à Montparnasse puis les caves à Jazz d’après-guerre. S’en suit l’arrivée des discothèques : la première est d’ailleurs née à Paris près du Palais Royal avec le Whisky à Gogo. Le propriétaire remplace alors le couteux orchestre par des disques et juke-box. Suivront Castel, Régine et autres figures de la nuit jusqu’au Palace. Une pièce entière y est consacrée avec une certaine nostalgie. Le parcours s’achève sur « La rue, nouvel espace festif » où l’on dévoile des clichés actuels sur les rives du canal Saint-Martin ou le quartier Oberkampf faisant écho aux états généraux de la nuit. On passe ainsi des années 1980 aux années 2000 sans un mot sur l’avènement des musiques électroniques  qui engendra des dizaines (voire centaines) de raves, teufs (comme par exemple la célèbre Heretik Party à Molitor) avant de s’imposer dans les clubs : le Rex a célébré plus de 25 ans de musique électroniques et le Queen a abrité les célèbres soirées Respect à l’apogée de la French Touch pour ne citer qu’eux. Un choix curieux d’occulter ce pan de la vie nocturne parisienne : malgré sa première parade il y a vingt ans, la culture Techno semble encore être ignorée par les institutions.

Impressionnante collection de guides nocturnes parisiens

Les nuits parisiennes, du Palais-Royal au Palace @ Hôtel de Ville, 5 rue de Lobau 75004 Paris. Visible jusqu’au 27 janvier 2018, ouvert du lundi au samedi de 10h à 18h30.

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